Lorsque l’on pense aux aliments contenant du resvératrol, le raisin est souvent le premier à venir à l’esprit. Et pour cause : sa peau, en particulier, est l’une des sources alimentaires les plus connues. Mais ce n’est pas la seule.
On peut également trouver de petites quantités de resvératrol dans les myrtilles, les cacahuètes, les pistaches, les pommes et d’autres aliments d’origine végétale.
Il y a toutefois un point important à connaître dès le départ : la quantité de resvératrol apportée par un aliment peut varier énormément. Plutôt que de chercher « l’aliment le plus riche en resvératrol », il est donc plus utile de comprendre ce que l’on peut réellement obtenir avec une alimentation habituelle et quelle est la différence par rapport à un complément.
Sommaire
- Quels aliments contiennent du resvératrol ?
- Quelle quantité de resvératrol apporte une portion habituelle ?
- Pourquoi le raisin est-il l’une de ses sources les plus connues ?
- Pourquoi la quantité de resvératrol varie-t-elle autant ?
- Quels bienfaits du resvératrol sont étudiés ?
- Aliments ou compléments : quelle différence ?
- Questions fréquentes
Où trouve-t-on le resvératrol ?
Le resvératrol est un polyphénol produit par certaines plantes. Pour le dire simplement, c’est l’un des composés qu’elles utilisent pour réagir à différentes situations de stress, comme une infection fongique, le rayonnement ultraviolet ou certaines conditions environnementales.
C’est pourquoi, lorsqu’on cherche où se trouve le resvératrol, on constate qu’il n’est pas réparti uniformément dans tous les aliments végétaux.
Parmi les principales sources alimentaires, on trouve :
- Le raisin, en particulier le raisin rouge et sa peau.
- Le jus de raisin rouge.
- Les myrtilles et autres baies.
- Les cacahuètes.
- Les pistaches.
- Les pommes.
- Les pêches.
- Certaines préparations à base de cacao.
Le vin rouge contient lui aussi du resvératrol, mais il mérite une explication spécifique que nous verrons plus loin.
Le raisin et ses dérivés restent parmi les sources les plus étudiées, même si les quantités peuvent varier de façon importante d’une variété à l’autre.
Quelle quantité de resvératrol apportent les aliments ?
C’est ici que les différences commencent.
Les quantités indiquées dans le tableau suivant sont des estimations indicatives calculées à partir de concentrations publiées dans différents aliments. Elles ne doivent pas être interprétées comme des valeurs fixes : une portion de raisin achetée aujourd’hui peut contenir une quantité différente d’une autre variété cultivée dans d’autres conditions.
| Aliment | Portion indicative | Resvératrol approximatif |
|---|---|---|
| Raisin rouge | 150 g | 0,08–1,5 mg |
| Myrtilles | 125 g | 0,06–0,13 mg |
| Cacahuètes crues | 30 g | environ 0,02 mg |
| Pêche | 150 g | environ 0,69 mg |
| Pomme | 150 g | environ 0,10 mg |
| Jus de raisin rouge | 200 ml | environ 0,23–1,74 mg* |
| Vin rouge | 150 ml | environ 0,29–1,89 mg* |
*Les fourchettes pour le jus et le vin ont été estimées à partir de concentrations publiées sur des échantillons espagnols.
L’intérêt de ce tableau n’est pas de mémoriser les chiffres, mais de comprendre l’ordre de grandeur : dans les aliments, on parle généralement de fractions de milligramme ou de quelques milligrammes, et non de centaines de milligrammes.
Resvératrol dans le raisin : pourquoi en parle-t-on autant ?
Le resvératrol présent dans le raisin se concentre surtout dans la peau.
La plante produit ce composé dans le cadre de ses mécanismes naturels de défense. Des facteurs comme la variété, le climat ou l’exposition à certains micro-organismes peuvent donc modifier sa teneur.
Cela aide aussi à comprendre pourquoi le resvératrol du vin rouge a reçu autant d’attention. Lors de la fabrication du vin rouge, le moût reste en contact avec les peaux plus longtemps que pour de nombreux vins blancs, ce qui facilite l’extraction du resvératrol et d’autres polyphénols.
Mais le fait que le vin rouge contienne du resvératrol ne signifie pas que boire du vin soit une bonne stratégie pour en obtenir.
L’alcool présente ses propres risques pour la santé et le resvératrol présent dans le vin ne les compense pas. L’OMS rappelle qu’il n’existe pas de niveau de consommation d’alcool totalement sans risque pour la santé.
Si vous recherchez des sources alimentaires, le raisin entier ou le jus de raisin permettent d’obtenir des composés naturellement présents dans le fruit sans avoir recours à l’alcool.
Pourquoi la quantité de resvératrol varie-t-elle autant d’un aliment à l’autre ?
Si vous trouvez deux tableaux sur Internet dont les chiffres ne coïncident pas exactement, cela ne signifie pas forcément que l’un d’eux est faux.
Plusieurs raisons expliquent ces différences.
La variété de l’aliment
Tous les raisins, toutes les myrtilles ou toutes les cacahuètes ne contiennent pas la même quantité. Même au sein d’une même espèce, les différences peuvent être importantes.
Les conditions de culture
Le resvératrol fait partie de la réponse défensive de la plante. Le climat, le rayonnement ultraviolet, le stade de maturation ou l’exposition aux champignons peuvent modifier la quantité produite.
La partie que l’on consomme
Dans le raisin, une part importante du resvératrol se trouve dans la peau. Analyser la peau seule n’est donc pas la même chose que mesurer le raisin entier.
La transformation des aliments
La fermentation, le pressage, la cuisson ou la torréfaction peuvent modifier la quantité finalement présente dans l’aliment. Pour les boissons à base de raisin, le temps de contact avec les peaux joue notamment un rôle important.
Par ailleurs, certaines recherches mesurent uniquement le trans-resvératrol, tandis que d’autres calculent le resvératrol total et incluent différentes formes apparentées. Cela contribue également au fait que les chiffres ne sont pas toujours directement comparables.
Quels sont les bienfaits du resvératrol ?
L’intérêt pour le resvératrol ne vient pas uniquement du fait qu’il soit présent dans le raisin. Il est étudié depuis des années pour son activité antioxydante et pour son lien potentiel avec différents processus métaboliques et cellulaires.
Chez l’humain, les recherches se sont surtout concentrées sur la santé métabolique et cardiovasculaire, le métabolisme du glucose, certains marqueurs inflammatoires et des processus liés au vieillissement.
Une revue globale publiée en 2026 a trouvé des résultats relativement cohérents pour certains paramètres précis, comme la pression artérielle chez les personnes atteintes de diabète de type 2, le cholestérol total chez les personnes en surpoids ou le tour de taille. D’autres domaines métaboliques et inflammatoires présentent des résultats avec un niveau de certitude plus faible.
Mais il y a ici une nuance importante pour cet article : ces données proviennent principalement d’une supplémentation avec des quantités définies de resvératrol, et non de la consommation de raisin, de myrtilles ou de cacahuètes.
Nous ne pouvons donc pas affirmer que manger des aliments contenant du resvératrol produira les mêmes effets. Une vaste revue d’essais cliniques rappelle également qu’il n’existe toujours pas de preuve concluante permettant de recommander le resvératrol comme traitement d’une maladie précise.
L’alimentation offre par ailleurs un autre avantage : lorsque vous mangez du raisin, des myrtilles ou des fruits à coque, vous ne consommez pas du resvératrol isolé. Vous obtenez aussi des fibres ainsi que de nombreux autres nutriments et composés végétaux qui font partie d’une alimentation variée.
Quelle différence entre obtenir du resvératrol par l’alimentation et prendre un complément ?
Il ne s’agit pas de décider que l’un est « meilleur » que l’autre. Ils remplissent des fonctions différentes.
Avec les aliments, la quantité de resvératrol est faible et variable. Vous ne savez pas si une portion de raisin apporte 0,1 mg, 0,5 mg ou un peu plus, et vous n’avez pas besoin de le savoir pour en profiter dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
Un complément permet d’apporter une quantité précise et standardisée.
Dans le cas de Resvératrol Aldous, la dose quotidienne de deux gélules apporte 600 mg de trans-resvératrol, issu d’un extrait de Polygonum cuspidatum standardisé à 98 %. La formule contient également de la vitamine C, de la quercétine, du chlorure de nicotinamide riboside, de la coenzyme Q10 et de l’extrait de poivre noir.
La différence de concentration par rapport aux aliments est évidente : une portion habituelle apporte généralement des quantités mesurées en fractions de milligramme ou en quelques milligrammes, tandis que la formule Aldous fournit une quantité définie de trans-resvératrol.
Cela ne signifie pas qu’il faille remplacer les aliments par des gélules, ni qu’une quantité plus élevée garantisse un effet plus important. Le complément permet de contrôler l’apport de resvératrol ; une alimentation variée remplit une fonction beaucoup plus large.
Aldous propose également une formule différente, le NAD+ avec Resvératrol, dans laquelle le resvératrol est associé au chlorure de nicotinamide riboside et à la coenzyme Q10. Il s’agit de produits aux compositions et aux quantités différentes, qui ne doivent donc pas être considérés comme des formules équivalentes.
Questions fréquentes sur les aliments contenant du resvératrol
Quel aliment contient le plus de resvératrol ?
Il n’existe pas de réponse unique, car la teneur peut beaucoup varier selon les variétés et les méthodes d’analyse. Parmi les aliments courants, le raisin et ses dérivés font partie des sources les plus connues, mais on trouve également du resvératrol dans les cacahuètes, les pistaches et certains fruits.
Le raisin noir contient-il plus de resvératrol que le raisin blanc ?
Les deux peuvent en contenir, mais les raisins rouges et noirs figurent souvent parmi les sources les plus intéressantes. Une part importante du resvératrol se trouve dans la peau et sa concentration varie selon la variété et les conditions de culture.
Faut-il manger la peau du raisin pour obtenir du resvératrol ?
La peau est justement l’une des parties où le resvératrol se concentre. Si vous mangez habituellement le raisin entier, vous la consommez déjà. Il n’est pas nécessaire de manger des quantités particulières de peau de raisin dans le but d’atteindre une dose précise.
Le vin rouge est-il une bonne source de resvératrol ?
Il contient du resvératrol et certains vins peuvent en apporter davantage par portion que d’autres aliments. Malgré cela, nous ne recommandons pas de commencer à boire du vin ni d’en augmenter la consommation pour obtenir du resvératrol, car il contient de l’alcool, qui présente ses propres risques pour la santé.
Peut-on obtenir 600 mg de resvératrol uniquement avec les aliments ?
Les quantités habituellement présentes dans les aliments sont très éloignées des 600 mg de trans-resvératrol apportés par la dose quotidienne de Resvératrol Aldous. Chercher à atteindre la quantité d’un complément en consommant des quantités énormes d’un aliment n’aurait pas de sens.
De plus, il n’existe pas de quantité de resvératrol alimentaire que tout le monde devrait atteindre chaque jour. Alimentation et supplémentation ne doivent pas être envisagées comme deux moyens interchangeables d’atteindre une même « dose cible ».
La cuisson des aliments élimine-t-elle le resvératrol ?
La transformation peut modifier sa concentration, mais il n’existe pas de règle simple selon laquelle « cru = plus de resvératrol » et « cuit = moins ». L’effet dépend de l’aliment et de la méthode utilisée. Les tableaux de composition doivent donc toujours être considérés comme des valeurs indicatives.

